Si vous souhaitez suivre précisément la consommation électrique d’un logement, d’une location ou d’une copropriété, alors installer un sous-compteur électrique est une solution idéale, à condition de respecter les normes de sécurité et la législation.
Justement, que vous soyez propriétaire ou locataire, ce guide détaillé vous explique, étape par étape, comment procéder de manière légale et sécurisée, tout en optimisant la gestion de l’énergie.
Dans ce contexte, suivez nos conseils pour une installation sans tracas et découvrez comment lire et facturer l’électricité efficacement.
Pourquoi opter pour un sous-compteur électrique ?
Un sous-compteur électrique individuel est un outil précieux pour mesurer la consommation d’électricité d’un logement, d’un appareil ou d’un espace spécifique.
Dans ce cadre, voyons pourquoi il est si utile et quelles précautions prendre.
Les bénéfices d’un sous-compteur
Installer un sous-compteur offre plusieurs avantages :
- Suivi précis : Mesurez la consommation exacte, idéale pour une location ou une copropriété.
- Facturation équitable : Facilitez la facturation en répartissant les coûts de manière transparente.
- Optimisation énergétique : Identifiez les appareils gourmands pour réduire vos factures.
Les aspects légaux à connaître
L’installation de ce dispositif est parfaitement légale, mais il est interdit de revendre l’électricité à un tarif supérieur à celui de votre fournisseur.
Bien entendu, dans une copropriété, l’accord du syndic est souvent requis avant toute modification.
De plus, la loi sur le compteur électrique individuel obligatoire peut s’appliquer dans certains cas, comme les nouveaux bâtiments.
En outre, assurez-vous de vérifier les réglementations locales pour rester conforme.
Conseil pratique : Consultez votre syndic ou un électricien pour confirmer les exigences spécifiques de votre situation.
Guide étape par étape pour une installation sécurisée

Une installation réussie repose sur une bonne préparation et le respect des normes.
À ce sujet, découvrez comment installer un sous-compteur électrique sans risque.
Étape 1 : Sélectionner le bon équipement
Choisir un appareil adapté est crucial. Optez pour un modèle monophasé pour un usage domestique standard ou triphasé pour des installations plus puissantes.
Sinon, référez-vous au schéma de branchement d’un sous-compteur électrique monophasé (PDF) fourni par le fabricant pour garantir la compatibilité avec votre tableau électrique.
De même, vérifiez que le sous-compteur respecte la norme NF EN 62053 pour une fiabilité optimale.
Étape 2 : Sécuriser l’environnement de travail
Par ailleurs, avant toute intervention, la sécurité passe en premier :
- Coupez l’alimentation générale au disjoncteur pour éviter tout risque d’électrocution.
- Ensuite, assurez-vous que votre tableau électrique respecte la norme NF C 15-100.
- Puis, utilisez des outils isolés (tournevis, multimètre) et des équipements de protection (gants, lunettes).
D’autre part, si vous n’êtes pas à l’aise avec l’électricité, faites appel à un électricien qualifié pour éviter tout danger.
Étape 3 : Installer le sous-compteur
Maintenant, une fois l’alimentation coupée, passez au branchement :
- Fixation : Clipsez le sous-compteur sur un rail DIN dans le tableau électrique.
- Branchement : Connectez les fils de phase, neutre, et terre selon le schéma de branchement. Ajoutez un disjoncteur différentiel pour protéger le circuit.
- Vérification : Au final, contrôlez chaque connexion pour éviter les erreurs.
Étape 4 : Tester le fonctionnement
Après l’installation, remettez l’alimentation et testez le sous-compteur :
- Branchez un appareil pour vérifier que la consommation s’affiche correctement.
- Par la suite, apprenez à lire un sous-compteur électrique : notez les kilowattheures (kWh) sur l’écran ou le cadran.
- Toutefois, en cas d’anomalie, revérifiez les branchements ou contactez un professionnel.
Comment lire et calculer la consommation
Certes, savoir interpréter et utiliser les données de votre sous-compteur est essentiel pour en tirer parti, que ce soit pour une location ou une copropriété.
Lire les relevés
Pour lire le dispositif, notez la consommation en kWh affichée.
En réalité, la plupart des modèles modernes disposent d’un écran numérique, mais les anciens compteurs à cadran nécessitent une lecture plus attentive.
Ensuite, effectuez des relevés réguliers pour détecter d’éventuelles surconsommations.
Par ailleurs, voici comment demander l’installation du compteur électrique Linky.
Calculer les coûts
Pour calculer un sous-compteur électrique, multipliez la consommation en kWh par le tarif de votre fournisseur.
Par exemple, si le sous-compteur indique 50 kWh et que le tarif est de 0,18 €/kWh, le coût sera de 9 €. Dans une location, partagez ces calculs avec le locataire pour une facturation transparente.
Astuce utile : Gardez un carnet de relevés ou utilisez une application pour suivre la consommation et éviter les erreurs.
Facturation équitable dans une location ou copropriété

En outre, utiliser un sous-compteur électrique pour location ou en copropriété demande une approche rigoureuse pour respecter la loi et maintenir de bonnes relations avec les parties prenantes.
- Expliquez au locataire ou aux copropriétaires comment la consommation est mesurée et facturée.
- Respectez les règles de refacturation, qui interdisent de facturer au-delà du tarif du fournisseur.
- Fournissez des relevés clairs et conservez une trace écrite des consommations.
FAQ : Réponses à vos questions
Nous vous dévoilons ci-dessous les réponses aux questions les plus courantes sur les sous-compteurs électriques :
Question 1 : Est-il légal d’installer un sous-compteur électrique ?
⇒ Oui, l’installation du dispositif individuel est légale, à condition de respecter les normes électriques et de ne pas revendre l’électricité à un tarif supérieur.
Question 2 : Dois-je faire appel à un professionnel ?
⇒ Bien que les bricoleurs expérimentés puissent installer un sous-compteur, un électricien garantit une installation sécurisée et conforme.
Question 3 : Comment facturer avec un sous-compteur en location ?
⇒ Utilisez les relevés pour calculer la consommation en kWh, multipliez par le tarif du fournisseur, puis fournissez des relevés clairs au locataire.
Conseil : Au final, prenez le temps de choisir le bon équipement, de vérifier les branchements et de communiquer clairement avec les utilisateurs. Ainsi, vous gérez l’ énergie efficacement tout en respectant la légalité.



